Entre Saint-Molf et Guérande, le vélo veut sortir du registre de la promenade

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Le vélo, sur la presqu’île, a longtemps été associé à la balade, aux vacances, au littoral et aux beaux jours. Mais les collectivités veulent désormais lui donner une autre place : celle d’un mode de déplacement quotidien. C’est dans cet esprit que CapAtlantique La Baule-Guérande Agglo a lancé les travaux de la future liaison cyclable entre Saint-Molf et Guérande. Le chantier a débuté en mai. La première phase doit être achevée à l’automne. Elle porte sur environ six kilomètres, entre la rue de la Fontaine d’Airain, à Saint-Molf, et le secteur de Kersavary, à Guérande. Cette liaison a été identifiée comme un axe structurant à l’échelle intercommunale, car elle permet de raccorder une commune du nord de la presqu’île à Guérande, pôle de services, d’emplois, d’établissements scolaires et d’équipements.

Le tracé desservira notamment le lycée professionnel de Kerguénec et le camping de la Fontaine. Il combinera plusieurs types d’aménagements : chemins ruraux requalifiés, voiries partagées sur le réseau secondaire et sections en site propre, séparées de la circulation automobile. L’enjeu est double : offrir une continuité lisible aux cyclistes et sécuriser les points les plus délicats, en particulier les traversées de routes départementales. Une deuxième phase suivra entre Kersavary et le Moulin de Crémeur, à Guérande. Longue d’environ un kilomètre, elle doit permettre de rejoindre l’aire de covoiturage du Moulin du Diable. Ce point n’est pas anecdotique : il montre que le vélo est désormais pensé en lien avec d’autres usages, comme le covoiturage, les transports collectifs et les trajets domicile-travail.

Le projet s’inscrit aussi dans un maillage plus large. À terme, cette liaison pourra être connectée à Vélocéan, l’itinéraire cyclable majeur du littoral, qui relie Saint-Nazaire à Pénestin. Cette continuité renforcerait l’accès à La Baule et donnerait davantage de cohérence au réseau cyclable de la presqu’île, déjà développé ces dernières années entre Guérande et La Baule.

Le coût prévisionnel de cette première phase est estimé à 500 000 euros. Le financement associe notamment le Département, via le dispositif Soutien aux territoires, et le Fonds vert PCAET. Pour CapAtlantique, l’enjeu est clair : accompagner la transition des mobilités, mais aussi répondre à une demande très concrète des habitants, celle de pouvoir se déplacer à vélo sans avoir le sentiment de prendre des risques à chaque trajet.

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