Un vieux vélo devenu trop petit, une combinaison de surf qui n’a pas vu l’océan depuis cinq ans, des raquettes, des rollers, une tente ou une paire de palmes qui encombrent le garage… Jusqu’ici, beaucoup de ces objets finissaient dans la benne tout-venant. CapAtlantique veut désormais leur réserver un meilleur sort. L’Agglo a ouvert une filière spécifique pour les articles de sport et de loisirs dans quatre de ses déchèteries : Le Pouliguen, Piriac-sur-Mer, Herbignac-Kéraline et Pénestin. Le principe est assez simple : retirer ces équipements des déchets ordinaires pour tenter d’abord de les réemployer et, lorsque ce n’est plus possible, de récupérer et recycler leurs matériaux.
Et le champ est large. On peut apporter les vélos classiques, casques, genouillères, skateboards et rollers, mais aussi les tentes et le matériel de camping, les cannes à pêche, planches de surf, bodyboards, combinaisons, masques et palmes. S’ajoutent les appareils de fitness non électriques, le matériel de montagne, les ballons et les équipements de sports de raquette. En clair, une bonne partie de ce que l’on achète dans un magasin de sport peut désormais rejoindre cette filière.
Il y a néanmoins quelques exceptions. Les vélos et trottinettes électriques ne vont pas dans cette benne, même si leur batterie a été retirée. Même chose pour les équipements électriques ou électroniques, certains jouets pour enfants et le matériel exclusivement professionnel. En cas de doute, les agents des déchèteries sont là pour orienter les usagers.
Pour les habitants de La Baule, il faut noter que la déchèterie bauloise ne figure pas, pour l’instant, parmi les quatre sites équipés de cette collecte spécifique. Celle du Pouliguen, route de la Minoterie, constitue donc une solution de proximité. Elle est actuellement ouverte du lundi au samedi, de 9 heures à midi et de 14 heures à 18 heures. L’accès aux déchèteries de CapAtlantique est gratuit pour les particuliers.
Derrière ce nouveau bac de tri, il y a aussi une évolution nationale. Depuis 2022, les articles de sport et de loisirs disposent de leur propre filière dite de « responsabilité élargie du producteur ». L’idée est de faire financer et organiser davantage la fin de vie des produits par ceux qui les mettent sur le marché. Le ministère rappelle qu’en France, près de 130 000 tonnes d’articles de sport et de loisirs, auxquelles s’ajoutaient 56 000 tonnes de cycles et trottinettes, avaient déjà été vendues pour la seule année 2017.

